Paris de Boris Vian: petit guide des adresses insolites

Boris Vian est un écrivain, jazzman, compositeur, journaliste, poète, ingénieur, artiste et vrai polymathie – un personnage culte dans tous les sens du terme pour la France et les Français, qui a créé sous vingt-sept pseudonymes et embarrassé le public par ses textes. Selon les prédictions il ne devrait pas survivre à ses 20 ans, mais il a réussi à en atteindre 39. Et à ce jour, nous pensons que c’est tristement bien peu.

Traduction: Ludmila Verdier

Selon toutes les données, la mère du futur génie étant enceinte a décidé de l’appeler ainsi en honneur de «Boris Godounov», l’opéra de Moussorgski, ce qui a apparemment prédéterminé sa vie future, malheureusement si courte. Boris Vian est né le 10 mars 1920, à Ville-d’Avray, une ville idyllique de la banlieue, enserrée entre Saint-Cloud et Sèvres, au 41 avenue de Versailles. N’essayez pas de chercher ses traces là – la ville a été entièrement reconstruite, et maintenant à la place de l’ancienne maison du grand homme il y a des immeubles typiques de cinq étages en verre et béton. Cependant, que cela vous dérange pas.

Car un an et demi après, la famille a déménagé à la villa Les Fauvettes au 33 rue Pradier. Elle est toujours en place et les nouveaux propriétaires organisent périodiquement des journées «portes ouvertes». Plusieurs fois par an, vous pouvez vous promener dans le jardin et jeter un coup d’oeil dans certaines pièces (bien sûr, pas toutes), où ont passé leur enfance Boris, ses frères Lelio et Alain et sa soeur Ninon. Pour cela suivez attentivement les annonces sur le site de la mairie.

De là, le petit Boris courait à la villa Les Lys Rouges de leur voisin Jean Rostand, fils du célèbre dramaturge. La plupart du temps pour lire les livres de sa vaste bibliothèque. Puis simplement pour jouer avec le fils de Jean, François. Ainsi, dès l’âge de huit ans, Boris était parfaitement orienté vers la littérature française et, pour des raisons compréhensibles, il aimait particulièrement Maupassant. Garçon, que peut-on dire de plus!


En 1929, il y a eu une crise, et la vie bourgeoise confortable de la famille Vian, avec un chauffeur personnel, des domestiques et un jardinier, s’est détériorée. Le père de famille Paul Vian a dû aller travailler à l’usine, et la maison, si belle et spacieuse, est soudainement devenue grande pour eux.

Ils l’ont louée, et ont déménagé dans la maison du gardien. Cependant, le locataire n’était autre que la famille de Yehudi Menuhin; en rappel de ceci sur le grillage de la villa il y a aussi un écriteau mémorial.


La vie, semble-t-il, s’est plus ou moins stabilisée, mais à l’âge de 12 ans Boris a souffert d’une fièvre rhumatismale aiguë, qui a donné une complication sur le cœur. Selon les médecins, tout était contre-indiqué au garçon : non seulement mener un mode de vie à part entière, mais même de réfléchir de trop. Malgré toute la gravité des conséquences, il se montrait plutôt dédaigneux des instructions médicales, même dans les périodes les plus sévères, qui étaient en abondance, préférant aux réflexions un travail épuisant.


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Publié dans « 5ème République » №17 – abonnez-vous au magazine

 
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