Phare infernal de la Manche

Les phares sont beaux et très, très nécessaires. Eh bien, au moins pour ceux qui n’ont pas encore eu le temps de voir le film Cold Skin de Xavier Gens. Mais ceux qui l’ont vu apprécieront certainement l’histoire du phare démoniaque près de Brest, et ils n’y iront pas, pour rien au monde. Parce que dans cette région habitent non seulement de nombreux «petites peuple», genre sirènes, dragons et sorciers, mais il s’y passe des choses encore plus terribles. Par exemple, ici il y a un phare, qui a longtemps été considéré comme une porte d’entrée en enfer.

À une certaine époque, les voies maritimes étaient presque le seul moyen de commerce. Et la pêche jusqu’à nos jours n’a pas encore été interdite. Le poisson est utile, il contient du phosphore, et le phosphore est nécessaire au fonctionnement normal du cerveau et à une longue et heureuse vie. Par conséquent, la chaîne des récifs coralliens séparant la Bretagne de la Grande-Bretagne, ou plutôt l’île de Sein de la pointe du Raz, devait être désignée d’une manière ou d’une autre – trop souvent, les navires s’y brisaient. Une balise en 1867 n’était pas suffisante, l’on décida alors que deux de plus seraient bienvenues. Et on en construisit un sur un rocher qui se détache directement des vagues déchaînées de Tévennec, puis, dix ans plus tard, un autre – de La Vieille. Les trois phares ont été conçus par le même architecte – Paul Jolie, mais avec Tévennec, la construction a pris incontestablement mauvaise tournure. Non, le phare a bel et bien brillé et sauvé la vie des marins et des pêcheurs. Seulement il a régulièrement conduit à la folie ses gardiens, dans le vrai sens du terme. Plus précisément, la réputation de la falaise solitaire de Tévennec n’était pas toujours très bonne – il y avait péri tellement de monde que les marins considéraient cet endroit maudit et préféraient le contourner sur quelques kilomètres. La construction a traîné, mais cela pouvait être attribué à la lenteur de la construction française devenue classique et aux conditions de temps difficiles. Les problèmes ont commencé avec le premier gardien du phare, Henri Guézennec, qui est arrivé au service en 1874, et à peine a t il eu le temps de ranger ses habits sur les étagères et allumer le feu dans la cheminée, qu’il a déjà entendu un rire démoniaque et les cris «Kers cuit, kers cuits… Ama ma ma flag », ce qui traduit du breton signifiait ni plus ni moins: « Va-t’en, va t’en, ici c’est ma place! »

Dans un premier temps, Henri a pensé qu’il avait cru entendre, et Dieu merci les deux jours suivants, tout était calme et tranquille, mais un soir il lui a suffi de boire du bon whisky breton, qu’aussitôt de nouveau, le rieur sauvage lui a suggéré de quitter l’île. Henri décida alors qu’il ferait mieux d’arrêter de boire, apparemment sa belle-mère avait passé toute mesure lors de la distillation d’alcool.


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Publié dans « 5ème République » №17 – abonnez-vous au magazine

 
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